Sri Lanka •Ayubowan ආයුබෝවන්
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Le Sri Lanka nous a offert un voyage intense, généreux et marquant en cette fin novembre 2025. Dès notre arrivée, nous avons été frappés par la chaleur de l’accueil, une bienveillance omniprésente que nous n’avions encore jamais ressentie avec autant de force lors de nos précédents voyages. Sourires spontanés, attentions délicates, échanges simples mais authentiques. Ce road trip à travers l’île nous a menés entre plantations de thé, temples sacrés, paysages tropicaux, faune sauvage et plages bordées de palmiers. À chaque étape, une nouvelle ambiance, une nouvelle lumière, une nouvelle palette de couleurs.
Mais comme souvent en voyage, tout ne se déroule pas exactement comme prévu. Nos quatre derniers jours ont été bouleversés par le cyclone Ditwah. Si nous avons toujours été en sécurité, les conditions météorologiques extrêmes nous ont contraints à rester à l’abri, mettant brutalement fin à notre exploration. Une frustration certaine, mais aussi un rappel de la puissance de la nature et de l’imprévisibilité du voyage. Malgré cette fin abrupte, le Sri Lanka restera pour nous une destination vibrante et attachante. Un pays qui se vit autant qu’il se découvre, et que nous vous invitons à parcourir avec nous, étape par étape, à travers nos mots et les images de Marc.
Notre roadtrip par étapes
Hunumulla (1 nuit) - Première immersion tropicale & douceur du voyage
Sigiriya (3 nuits) - Rocher du Lion, temples sacrés & rdv chez l’habitant
Doluwa (2 nuits) - Campagne paisible, rizières & rythme rural
Hatton (2 nuits) - Parenthèse hors du temps au cœur des plantations de thé
Uda Walawe (1 nuit) - Safari, éléphants & oiseaux
Galle (1 nuit) - Histoire coloniale & charme de la côte sud
Dodanduwa (2 nuits) - Plages, océan Indien & arrivée du cyclone
Ahungalla Point (1 nuit) - Dernier refuge face à l’océan
Colombo (1 nuit) - Capitale contrastée & fin de voyage mouvementée
→ HUNUMULLA [ 1 nuit ]
Pour cette première étape au Sri Lanka, nous posons nos valises à Ambarella Lodge & Spice Garden, un véritable havre de paix niché dans une végétation luxuriante. Dès notre arrivée, Louis, à la fois suisse et sri-lankais, nous accueille avec une grande bienveillance. Il est à peine 7 heures du matin, mais tout est déjà prêt pour nous recevoir.
Sans hésiter, il nous donne accès à notre chambre, nous invite à nous reposer et nous glisse simplement que le petit déjeuner nous attendra quand nous aurons émergé. Une attention rare et appréciable après un long vol, un premier contact avec l’hospitalité sri-lankaise qui donne immédiatement le ton du voyage.
Nous nous laissons porter. Une sieste, puis l’après-midi s’écoule tranquillement, au rythme du jardin tropical qui entoure le lodge. Nous flânons dans ce bel écrin de verdure, prenons le temps de nous poser, d’observer. En fin de journée, Louis nous propose une visite détaillée du jardin aux épices, avant de conclure par un massage ayurvédique. Le voyage commence ici, tout en douceur, et déjà, on sent que cette destination va nous plaire.
Le lendemain matin, nous prolongeons cette première immersion par une balade de deux heures en tuk-tuk, directement au départ d’Ambarella Lodge. Le lodge se situe au cœur de ce que l’on appelle le « golden triangle » de la production de noix de coco, une région où cette culture rythme le quotidien.
De suite, nous empruntons des petites routes bordées de cocotiers. Première halte dans un atelier de poterie artisanale. Malheureusement, lors de notre passage, nous n’avons pas pu assister au travail des artisans, mais le lieu et les pièces exposées donnent malgré tout un bel aperçu de ce savoir-faire traditionnel. Nous poursuivons ensuite vers un petit moulin local de fabrication d’huile de coco, où les méthodes restent simples et traditionnelles. L’odeur de la noix de coco fraîche emplit l’air et accompagne la visite.
Un peu plus loin, place à l’un de nos moments préférés : la fabrication de cordes à partir de fibres de coco. Ici, tout est expliqué et surtout montré. Nous avons même pu essayer nous-mêmes, comprendre les gestes, et repartir avec une belle pelote de corde en souvenir — un instant simple et ludique.
Pour conclure la boucle, le tuk-tuk nous conduit jusqu’à un temple bouddhiste, reconnu comme l’un des plus beaux de la région.
Où loger | où manger à Hunumulla (proche de l’aéroport international)
Ambarella Lodge & Spice Garden
Pour notre première étape au Sri Lanka et à quelques km de l’aéroport (20 minutes de trajet), nous avons posé nos valises à Ambarella Lodge & Spice Garden, un lieu qui donne immédiatement le ton du voyage : authentique et tranquille. Niché en pleine nature, dans le golden triangle de la production de noix de coco, le lodge ressemble à un grand jardin tropical plus qu’à un hôtel classique.
Les chambres, spacieuses et décorées avec goût, sont parfaitement intégrées au cadre naturel, avec des touches locales. Chaque espace donne envie de ralentir : une petite terrasse ombragée, des coins de lecture au calme…
Le lodge dispose aussi d’un spice garden (jardin d’épices) que l’on découvre avec plaisir lors d’une visite guidée, et d’un espace bien-être où l’on peut profiter de massages ayurvédiques pour prolonger ce sentiment de douceur.
À Ambarella Lodge, les repas font partie intégrante de l’expérience. La table est simple mais savoureuse, ancrée dans les produits du pays et les épices du jardin. Le petit déjeuner est frais et copieux ; le dîner est une belle introduction à la cuisine sri-lankaise : curry aux légumes, riz parfumé, kottu & douceurs locales. Le tout est servi en extérieur sous pergola, entouré de verdure et d’oiseaux tropicaux. C’est une belle façon d’entrer en douceur dans les saveurs du pays.
→ SIGIRIYA [ 3 nuits ]
Après notre tour en tuk-tuk autour d’Hunumulla, nous faisons la connaissance de Lalinda, notre chauffeur pour les dix jours à venir. Sourire franc, conduite calme et attention constante : très vite, nous comprenons que ces kilomètres à venir seront aussi des moments d’échange, autant que de déplacement. Nous quittons la région de Colombo pour mettre le cap vers le cœur culturel du pays.
Dès les premiers kilomètres, la route est vivante, intense, parfois chaotique en apparence, mais étonnamment fluide. Bus colorés, tuk-tuks, motos chargées de marchandises, piétons, chiens errants… tout cohabite dans un ballet constant. On roule doucement, on klaxonne beaucoup — non par agacement, mais pour signaler sa présence.
Dambulla
Notre premier arrêt est Dambulla, l’un des sites culturels majeurs du Sri Lanka. Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, le Dambulla Cave Temple se compose de cinq grottes creusées dans la roche, perchées sur une colline boisée. À l’intérieur, plus de 150 statues de Bouddha et des fresques colorées recouvrent murs et plafonds, racontant des siècles de dévotion et d’histoire. La montée se fait tranquillement, entre singes curieux et végétation tropicale.
Après cette première immersion culturelle, nous reprenons la route vers la région de Sigiriya, où nous poserons nos valises pour trois nuits.
Rocher du Lion
Le lendemain, le réveil sonne à 4h30 du matin. Un départ très matinal, mais idéal pour gravir le Rocher du Lion dans de bonnes conditions. Monter tôt permet à la fois d’éviter la foule, de profiter de températures plus douces, et… d’espérer voir le lever du soleil depuis le sommet.
Il a beaucoup plu durant la nuit. Au moment de partir, une bruine légère persiste et un brouillard dense recouvre entièrement le site. La montée se fait tranquillement, dans une ambiance calme. Quelques touristes sont déjà présents, mais l’ensemble reste agréable et bien loin de l’affluence de la journée.
En prenant de la hauteur, nous passons progressivement au-dessus du brouillard. Le panorama ne se dévoile pas immédiatement : les nuages restent bien présents et masquent en grande partie les paysages environnants. Par moments, ils se dissipent brièvement, laissant apparaître la jungle et les étendues verdoyantes en contrebas. Ce n’est pas un panorama offert d’un seul coup, mais un spectacle en mouvement et changeant. Sigiriya nous rappelle ici qu’il faut parfois accepter de laisser les paysages venir à nous, à leur rythme. Puis, presque discrètement, la lumière devient plus chaude : une douce teinte dorée s’installe, enveloppant la roche et la végétation au alentour.
Polonnaruwa
Après une courte pause à l’hôtel, nous reprenons la route pour découvrir le site de Polonnaruwa, ancienne capitale royale du Sri Lanka classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Le site s’étend sur une vaste zone ponctuée de temples, de statues de Bouddha, de bassins et de vestiges de palais, témoins de la splendeur du royaume entre le XIᵉ et le XIIIᵉ siècle.
La visite se fait sous une chaleur écrasante, rapidement suivie d’une averse tropicale qui nous rince sans ménagement. Polonnaruwa est sans aucun doute un site impressionnant et riche d’histoire, mais la distance depuis Sigiriya rend l’excursion assez longue pour une simple demie-journée. Avec le recul, c’est une visite que nous aurions peut-être mieux appréciée en logeant à proximité, afin de prendre le temps et d’éviter la fatigue du trajet.
Habarana
Le lendemain, nous partons pour une balade à vélo d’environ 10 km autour d’Habarana, une belle immersion dans le quotidien des habitants. Ici, on s’éloigne clairement des sites touristiques pour découvrir un Sri Lanka plus authentique, au rythme des villages et des rencontres.
Au fil des ruelles et des chemins, nous croisons des artisans au travail : fabrication d’huile de massage, confection de balais traditionnels, mais aussi une école de danse en plein air.
Nous croisons à VTT, l’incontournable camion de pain “choon paan”. Sa petite mélodie, « Für Elise » de Beethoven, diffusée à plein volume, annonce l’arrivée du boulanger bien avant qu’on ne le voie. Ici, tout le monde reconnaît cet air : les portes s’ouvrent et les habitants sortent pour acheter du pain.
À midi, nous partageons un repas sri lankais savoureux chez l’habitant, avant de reprendre tranquillement la route pour retourner à l’hôtel. Une matinée qui nous a permis de toucher du doigt le cœur du Sri Lanka.
Pidurangala
Nous terminons la journée par l’ascension du Pidurangala Rock. Plus courte que celle du Rocher du Lion, elle se révèle toutefois plus acrobatique sur les derniers mètres, avec quelques passages où il faut grimper entre les rochers. Cette fois, pas de pluie ni de brouillard : le ciel est dégagé et la vue s’ouvre sur une immensité de vert, avec le Rocher du Lion qui se dresse juste en face.
En milieu d’après-midi, nous profitons encore d’un calme appréciable, presque seuls au sommet. À l’approche du coucher du soleil, l’ambiance change: la foule arrive, accompagnée de nombreuses perches à selfie. Nous décidons alors de redescendre, satisfaits d’avoir vécu ce moment dans la tranquillité.
Où loger | où manger à Sigiriya
Kumbukgaha Villa
Située à l’écart des zones les plus touristiques, la Kumbukgaha Villa offre un cadre paisible et verdoyant, loin du tourisme de masse. L’accueil, la réception et le restaurant sont regroupés dans un seul espace, ce qui donne une ambiance simple et conviviale. Les chambres sont spacieuses, confortables et bien intégrées dans la nature, idéales pour se poser après des journées bien remplies.
Quelques points méritent toutefois d’être mentionnés : lors de notre passage, la piscine ne donnait pas vraiment envie de s’y baigner, manquant de propreté. Les salles de bain extérieures, séduisantes sur le papier, perdent aussi un peu de leur charme en pratique : les bungalows étant assez proches les uns des autres, l’intimité sonore est limitée et l’on entend facilement les autres hôtes.
Un hébergement agréable dans l’ensemble, surtout pour son calme et son environnement, mais avec quelques détails à prendre en compte selon vos attentes.
Soul Food
Une adresse simple et agréable pour une pause déjeuner avec vue, idéale entre deux visites autour de Sigiriya. Cuisine locale sans prétention, cadre ouvert sur la nature et vue imprenable sur le Rocher du Lion.
→ DOLUWA [ 2 nuits ]
Nous quittons Sigiriya en direction de Doluwa, avec une étape incontournable en chemin : Kandy. C’est sur ce tronçon que l’on prend pleinement conscience de l’attention et de la dextérité nécessaires pour circuler sur les routes sri lankaises. La conduite est intense, les bus roulent vite, doublent sans hésiter et semblent se considérer prioritaires en toutes circonstances. Lalinda, notre chauffeur, gère tout cela avec un calme impressionnant, tandis que nous traversons une succession de petites villes animées, de marchés improvisés et de carrefours chaotiques.
Premier arrêt marquant : le marché de légumes en gros de Dambulla. L’ambiance y est brute et spectaculaire. Des camions arrivent sans cesse, chargés à ras bord, pendant que d’autres repartent aussitôt. Des montagnes de légumes s’empilent au sol, les hommes chargent, déchargent, crient, négocient. Tout va très vite, dans une énergie désordonnée mais parfaitement organisée.
Après la visite du marché de gros de fruits et légumes de Dambulla, Lalinda fait une halte improvisée sur la route en direction de Kandy. Sur un petit stand au bord de la route, il nous propose de goûter au jackfruit. Marc, très curieux, n’hésite pas une seconde. Verdict : on adore. Sa texture et son goût nous séduisent immédiatement. On trouve presque dommage que ce fruit, pourtant si emblématique du Sri Lanka, ne soit que très rarement proposé dans la plupart de nos hébergements.
Kandy
Nous poursuivons ensuite vers Kandy. La ville nous accueille dans une agitation permanente, entre circulation dense, commerces, passants et tuk-tuks. Malgré la pluie battante qui s’abat soudainement sur nous — un vrai déluge tropical — nous prenons plaisir à déambuler dans ces rues vivantes et intenses, trempés mais curieux.
Nous terminons cette halte par la visite du Temple de la Dent, l’un des lieux les plus sacrés du Sri Lanka. Ce temple abriterait une relique de la dent de Bouddha, précieusement conservée et vénérée par les fidèles. L’atmosphère y est solennelle, rythmée par les offrandes, les prières et le va-et-vient des pèlerins. En fin de journée, nous atteignons notre logement, Ellerton Bungalow, perché sur les collines au sud de Kandy, loin de l’agitation de la ville.
Doluwa
le lendemain, lors de notre journée à Ellerton, nous partons dans la matinée en tuk-tuk, pour une courte excursion vers une fabrique de thé artisanale. Un choix que nous ne regretterons pas une seconde. Sur place, Sebastian, propriétaire des lieux et producteur de thé de troisième génération, nous accueille personnellement. Ici, rien de touristique ou de mis en scène : la fabrique n’est pas une exploitation commerciale ouverte aux groupes. Nous sommes les seuls visiteurs, ce qui rend l’expérience particulièrement calme, authentique et instructive.
Sebastian prend le temps de nous expliquer, étape par étape, tout le processus de fabrication du thé : de la feuille fraîchement cueillie jusqu’au produit final. Les explications sont précises, passionnées, et permettent de mieux comprendre la complexité et le savoir-faire derrière chaque tasse. On sent immédiatement le lien profond entre la terre, le climat et le travail humain. La visite se conclut par une dégustation… une tasse de thé fraîchement préparée, que l’on savoure d’autant plus après avoir découvert tout le chemin parcouru par ces feuilles.
Même si la visite peut se faire avec son propre chauffeur, le trajet en tuk-tuk piloté par Dixon, ajoute un charme supplémentaire à l’expérience. Une manière locale de parcourir les petites routes entourées de plantations, parfaitement adaptée à cette courte escapade. Dixon prend le temps de nous faire un détour sur le chemin du retour afin de faire quelques pas sur une crête pour admirer les colline environnante et les plantations de thé entourée de végétation.
Après une pause tranquille autour de la piscine, nous repartons en fin de journée avec Dixon, toujours à bord de son tuk-tuk coloré et soigneusement customisé. Cette fois, l’ambiance change : musique à fond, rires, et route sinueuse, une ambiance festive… à travers la campagne en direction du temple de Ganegoda, niché au cœur des rizières.
En fait, au milieu des rizières se trouvent deux lieux de culte distincts, souvent confondus mais profondément différents dans leur rôle et leur symbolique. Le Ganegoda Purana Viharaya (voir photo ci-dessus) est un temple bouddhiste ancien. Le terme Purana signifie « ancien », et cela se ressent immédiatement dans l’atmosphère du lieu. Sobriété, statues de Bouddha patinées par le temps, fresques murales aux couleurs passées… ici tout invite au calme et au recueillement. Ce temple est avant tout un lieu de méditation et de prière, fréquenté quotidiennement par les habitants du village.
À quelques pas de là se trouve (voir photo ci-dessous) le Ganegoda Sri Kataragama Dewalaya, un sanctuaire hindou-bouddhiste dédié au dieu Kataragama (également connu sous le nom de Murugan), figure majeure de la spiritualité sri-lankaise. Plus vivant, plus coloré, ce dewalaya est un lieu de dévotion populaire où l’on vient formuler des vœux, faire des offrandes et demander protection ou chance. Contrairement au Viharaya, l’ambiance y est plus animée, notamment lors des jours de cérémonie.
La coexistence de ces deux temples, côte à côte au cœur des rizières, illustre parfaitement la richesse spirituelle du Sri Lanka, où bouddhisme et croyances populaires se mêlent naturellement au quotidien.
Malgré une météo capricieuse et des rizières encore loin de leur vert éclatant, nous avons eu la chance d’observer des habitants au travail. C’est une scène vivante… tous occupés à planter le riz à la main selon la technique traditionnelle du repiquage : alignés, les pieds dans l’eau, ils avancent lentement en plantant les jeunes pousses une à une, presque à la chaîne. Un geste répétitif, précis, qui donne la mesure du travail nécessaire derrière ces paysages que l’on admire souvent de loin.
Après la visite du temple, nous nous enfonçons dans les plantations de rizière… Paolo, (cf. ci-dessous Où loger | où manger dans la région de Kandy) nous réserve une surprise qu’il n’avait pas évoquée : un afternoon tea improvisé au milieu des rizières. Du thé chaud, des douceurs locales, et ce décor rural autour de nous. Entre deux averses, Marc sort le drone et profite d’une éclaircie pour le faire voler au-dessus des champs. Dixon observe, curieux, avant de se laisser tenter par une petite initiation au pilotage. Rires, échanges, photos… une très belle fin de journée malgré la pluie.
On en profite ici pour remercier Dixon, qui nous a accompagnés toute la journée dans son tuk-tuk aussi coloré que festif… Toujours souriant, attentif et plein d’énergie.
Où loger | où manger dans la région de Kandy
Ellerton Bungalow - notre coup de ❤️❤️❤️
Pour ces deux nuits dans la région de Doluwa, nous posons nos valises à Ellerton Bungalow, un véritable havre de paix perché sur les hauteurs, loin des itinéraires touristiques classiques. Dès l’arrivée, le charme opère. Ici, pas de réception ni de codes hôteliers : on entre dans une maison aux portes grandes ouvertes, avec le sentiment immédiat d’être accueilli chez des amis.
Entouré d’une végétation luxuriante, Ellerton offre une atmosphère paisible, presque hors du temps. La vue s’ouvre sur la jungle et les collines environnantes, le tout bercé par les sons de la nature. Le lieu porte bien son slogan “Paradise on a hilltop”.
Paolo, tessinois d’origine, marié à une Sri Lankaise originaire de Kandy, incarne à lui seul l’esprit de la maison. Son accueil est sincère, attentif, et il met un point d’honneur à faire travailler les habitants de la région. Ici, tout est pensé pour rester simple, humain et authentique.
Côté cuisine, les chefs préparent chaque jour de délicieux repas à base de produits locaux. Les currys sri lankais, savoureux et généreux, sont toujours proposés en alternative au menu occidental. Les repas, pris dans une ambiance conviviale, deviennent de vrais moments de partage.
Ellerton Bungalow n’est pas un hôtel comme les autres : c’est une parenthèse, un lieu où l’on se sent rapidement chez soi, parfait pour ralentir le rythme et savourer une autre facette du Sri Lanka.
→ HATTON [ 2 nuits ]
Nous quittons Ellerton à regret. Une journée de plus ici n’aurait clairement pas été de trop… mais le voyage continue, et une étape très attendue nous attend : le trajet en train entre Peradeniya et Nanu Oya, l’un des plus beaux du Sri Lanka.
Un point important à connaître : pour les billets réservés à l’avance, le numéro de passeport imprimé doit correspondre exactement à celui du passeport présenté le jour du trajet. Les contrôles peuvent être stricts, et en cas de non-concordance, l’accès au train peut tout simplement être refusé. Nous avons eu une belle frayeur en réalisant que nos billets avaient été émis avec les numéros de nos anciens passeports. Heureusement, grâce à Lalinda, nous avons pu faire mettre à jour les billets à temps… mais clairement, c’était chaud patate.
Nous avions choisi de voyager en 3ᵉ classe, et, à vrai dire, nous appréhendions un peu cette expérience — sans trop savoir pourquoi, avec le recul. Finalement, ce fut l’un de nos moments préférés du voyage. L’ambiance est simple, vivante, et surtout très bienveillante. À bord, nous faisons de nombreuses rencontres : des voyageurs suisses, allemands, coréens, japonais… Les échanges se font naturellement, souvent autour de petites attentions. On partage des sucreries ramenées de nos pays respectifs, on discute, on rit.
Pendant ce temps, Marc passe presque tout le trajet debout, le nez au vent près des portes ouvertes, concentré sur les paysages et les images à capturer. Nous pensions que les 4 heures de trajet seraient longues… elles ont filé à toute vitesse. Mieux encore : nous aurions volontiers continué, jusqu’à Ella, ou même refait un autre trajet ferroviaire plus tard dans le voyage… mais ça sera pour une prochaine fois !
Une fois descendus du train à Nanu Oya, nous rejoignons rapidement Nuwara Eliya, la ville la plus haute du Sri Lanka. Le contraste est immédiat: l’ambiance y est beaucoup plus fraîche, presque britannique, avec ses bâtiments d’inspiration coloniale. Nous prenons le temps de faire un tour dans le centre, de flâner un peu et de manger quelque chose de simple avant de reprendre la route. L’idée était de profiter davantage de la région et de faire quelques arrêts en chemin, mais la météo en décide autrement. La pluie tombe fort, sans discontinuer, et finit par nous décourager. Nous renonçons à un stop prévu à Hatton et poursuivons directement notre route à travers les collines embrumées, jusqu’à notre prochaine étape : Ceylon Tea Trails.
Ceylon Tea Trails
L’arrivée à Ceylon Tea Trails marque un vrai changement de rythme. Après une route sinueuse au cœur des plantations de thé et une météo encore instable, nous découvrons un lieu à part, profondément marqué par son héritage britannique. Anciennes résidences de planteurs, pelouses impeccables, salons feutrés et service très attentionné : l’atmosphère rappelle celle des grandes maisons coloniales. Le calme est immédiat, presque institutionnel, et l’on sent dès les premiers instants que le temps s’écoule ici différemment, dans un cadre élégant et parfaitement maîtrisé.
Ceylon Tea Trails n’est pas un hôtel comme les autres. Il s’agit d’un ensemble de bungalows historiques, d’anciennes résidences de planteurs britanniques restaurées avec soin, disséminées au cœur des collines de thé. Chaque maison possède sa propre identité, son ambiance, son personnel dédié, et fonctionne comme une élégante maison d’hôtes, où tout est pensé pour le confort et la déconnexion : service attentionné, cuisine raffinée, feu de cheminée, vues imprenables sur les plantations et le lac. Pour ces deux nuits, nous posons nos valises au Summerville Bungalow, l’un des plus anciens du domaine. Niché sur les hauteurs, il offre une vue spectaculaire sur le lac et les collines couvertes de thé. Une adresse pleine de charme, parfaite pour savourer cette parenthèse hors du temps au cœur des Highlands sri lankais.
Nous découvrons une chambre spacieuse et confortable, au style très britannique, avec une belle vue sur la végétation dense qui entoure le bungalow. Ici, tout est pensé pour le confort : un majordome dédié s’occupe de la maison, et le séjour est entièrement all inclusive, des repas aux petites attentions du quotidien.
Les températures sont fraîches en fin de journée, mais le feu de cheminée est déjà allumé, créant une ambiance chaleureuse et feutrée. Nous en profitons pour prendre l’apéritif avant de passer à table, dans un rythme posé, presque cérémonial. Après le dîner, le majordome et le chef viennent nous voir pour connaître nos envies pour le petit déjeuner et discuter de nos plans pour le lendemain. Carte des sentiers en main, nous étudions la Trail Guide et choisissons de parcourir le Trail 5. Tout s’organise alors avec une facilité déconcertante : le majordome nous prévoit un transfert en bateau de l’autre côté du lac, ainsi qu’un déjeuner à l’arrivée au Norwood Bungalow. À ce stade du voyage, tout semble parfaitement huilé.
@ Ceylon Tea Trails 2025
Pour cette journée à Ceylon Tea Trails, nous décidons de prendre notre temps. À 9h, un transfert en bateau nous conduit de l’autre côté du lac jusqu’au Castlereagh Bungalow. Coup de cœur immédiat : l’endroit est lumineux, élégant, ouvert sur les plantations de thé. L’accueil est chaleureux. On nous explique le début du Trail 5, on nous remet une carte plus détaillée… et, détail révélateur, un spray anti-sangsue. Le décor est planté!
Nous partons à pied à travers les plantations de thé du Dunkeld Tea Estate, en longeant les rangées parfaitement taillées et les cueilleuses en pleine récolte. Le sentier passe à proximité de la fabrique, puis grimpe progressivement jusqu’au Dunkeld Bungalow, le troisième de l’itinéraire. Nous y sommes accueillis pour une courte visite et un verre rafraîchissant, une pause bienvenue avant de reprendre la marche.
Mais le ciel se couvre rapidement, trop rapidement. À ce moment-là, on se dit qu’un départ plus matinal aurait sans doute été plus judicieux. Aux alentours de 6 kilomètres parcourus sur les 12 prévus, la pluie s’abat sans retenue. Impossible de continuer dans de bonnes conditions. Un tuk-tuk providentiel passe par là et nous embarque. La communication est approximative, Google Maps devient notre meilleur allié, mais nous finissons par atteindre le Norwood Bungalow. Nous y arrivons trempés et clairement frustrés de ne pas avoir terminé le trail. L’accueil, une fois encore, est irréprochable : apéritifs, sourires, et une table dressée pour le déjeuner. La météo a écourté la randonnée, mais l’expérience, elle, reste intacte.
La météo ne montre aucun signe d’accalmie. Revenir sur nos pas pour parcourir la portion du trail manquée le matin ne semble clairement pas être une option. À l’origine, le plan était simple : rentrer directement à notre bungalow après avoir marché 12 km. Mais notre coup de cœur du matin pour Castlereagh Bungalow nous trotte encore en tête. Nous demandons alors, un peu sur un coup de tête, s’il serait possible d’y organiser un afternoon tea. Réponse immédiate : bien sûr. Quelques instants plus tard, on vient nous chercher.
L’après-midi se déroule ainsi sous une pluie diluvienne, dans l’élégance très britannique de Castlereagh : thé fumant, douceurs, grandes fenêtres ouvertes sur les plantations noyées dans la brume. Et, il faut bien l’avouer, nous n’aurons pas arrêté de manger de la journée… un plaisir parfaitement assumé dans ce cadre hors du temps. Après l’afternoon tea, nous reprenons le bateau pour rentrer à notre bungalow, le lac enveloppé de pluie et de silence. Le temps de nous changer et de nous réchauffer, nous nous préparons ensuite à savourer un dîner sri-lankais traditionnel, parfait pour conclure cette journée à Ceylon Tea Trails.
Le lendemain matin, cette fois, réveil matinal. Nous partons directement depuis l’arrière de notre bungalow pour suivre le Trail 1, qui traverse les collines du Wanarajah Estate.
Dès les premiers pas, le sentiment est le même que la veille : nous sommes seuls, loin de tout tourisme de masse. Se balader à cette heure-là, au cœur des plantations de thé ondulantes, est un vrai privilège. On prend le temps, on observe, on marche sans se presser. Nous prolongeons la balade autant que possible avant de rebrousser chemin vers le bungalow, juste à temps pour savourer un dernier petit déjeuner avec vue sur les collines de thé.
Où loger à Hatton
Ceylon Tea Trails - notre coup de ❤️
Cet hôtel est composé de cinq bungalows historiques restaurés, autrefois résidences de planteurs du thé, dispersés au milieu des collines verdoyantes et des jardins tropicaux. Chaque bungalow a son style, son ambiance et une perspective unique sur les paysages de thé.
Summerville Bungalow ❤️
Posé au bord du lac, Summerville offre une impression de quiétude totale dès l’arrivée.
Points forts : grandes chambres avec lits à baldaquin, certaines avec jardins privés, superbe piscine à débordement.
Ambiance : relax « country cottage », avec une vue panoramique sur l’eau et les collines environnantes.
Castlereagh Bungalow ❤️ ❤️
Un bungalow du siècle dernier niché dans une petite vallée boisée, tout près de l’eau du Castlereagh Lake.
Points forts : grandes suites récemment rénovées avec décoration éclectique et colorée, vaste salon qui s’ouvre sur une terrasse, piscine et jacuzzi avec vue sur le lac.
Ambiance : élégante mais détendue, idéale pour des afternoon teas face à l’eau ou des instants lecture dans le jardin.
Dunkeld Bungalow
Perché au-dessus du Castlereagh Lake, Dunkeld est l’un des bungalows avec la plus belle vue du domaine.
Points forts : panoramas immenses sur la vallée et la chaîne des montagnes du Great Western Range, piscines à débordement, jacuzzi.
Ambiance : élégance coloniale, parfait pour les balades matinales autour des sentiers de thé.
Norwood Bungalow
Situé un peu à l’écart, Norwood propose une atmosphère plus détendue et familiale.
Atouts : six suites spacieuses au mobilier d’époque, salle de billard, vastes salons, vaste croquet lawn et jacuzzi.
Ambiance : refuge tranquille, souvent parfait comme base pour explorer les trails ou se détendre après une journée de marche.
Tientsin Bungalow (pas visité)
Le plus ancien de tous, construit en 1888, Tientsin est un véritable voyage dans le temps.
Particularité : il doit son nom à un village chinois d’origine des premiers plants de thé, et possède une vraie aura historique.
Ambiance : très British, avec un charme d’antan renforcé par la décoration coloniale, les jardins et les espaces de détente typiques.
Chaque bungalow raconte une histoire différente, mais tous partagent ces éléments communs : confort raffiné sans ostentation, service personnalisé avec majordome, jardins bien entretenus, vues sur les plantations et une atmosphère qui invite à la détente.
→ UDA WALAWE [ 1 nuit ]
A midi après voir maximiser notre temps au Ceylon Tea Trails, Lalinda vient nous chercher pour poursuivre la route en direction d’Uda Walawe. Avant de changer complètement d’ambiance, nous traversons encore toute la vallée de Bogawantalawa, entourés de plantations de thé à perte de vue. La lumière est belle, la météo encore clémente, et cette dernière traversée des hauts plateaux est un vrai plaisir. Ce n’est qu’après le passage d’un col que le temps se gâte. La pluie nous rattrape progressivement et ne nous quittera plus jusqu’au soir, marquant doucement la transition vers une nouvelle région du Sri Lanka.
Uda Walawe National Park
Après une nuit au Athgira River Camp, le réveil sonne très tôt. L’objectif est clair : être à l’ouverture du parc à 6h30, moment idéal pour maximiser les observations avant l’arrivée massive des jeeps. Le safari du matin se révèle riche en découvertes. Nous observons une grande variété d’oiseaux, particulièrement actifs à cette heure-ci, mais aussi un crocodile bien camouflé sur les berges et, avec un peu de chance, un wild cat furtif, aperçu quelques instants seulement. Nous croisons également une famille d’éléphants, un moment fort sur le papier. Malheureusement, la scène est rapidement gâchée par la proximité excessive des jeeps et leur nombre, qui créent une atmosphère trop intrusive à notre goût. Une situation qui contraste avec la beauté sauvage du lieu et qui nous laisse un sentiment mitigé sur cette partie de l’expérience.
Où loger | où manger à Uda Walawe
Athgira River Camp est une expérience de type safari qui tranche avec le reste de notre voyage. Les tentes sont spacieuses, propres et bien aménagées, avec une ambiance qui rappelle les lodges africains, jusque dans les matériaux et le style de décoration.
Sur le papier, l’idée est séduisante. En pratique, l’expérience est un peu étrange : on n’est pas vraiment en Afrique, et cette mise en scène safari semble plus construite pour l’imaginaire que pour la réalité du lieu. L’une des limites que nous avons ressenties est le positionnement des tentes : trop proches les unes des autres, ce qui réduit fortement l’impression d’intimité. Ajoutez à cela un groupe important de Français, débarqué en car, et l’ambiance « safari intimiste » s’en trouve immédiatement tempérée. En résumé : Athgira River Camp offre un confort correct et des tentes bien tenues, mais l’expérience globale est un peu trop artificielle à notre goût, surtout si vous espérez une immersion plus authentique dans la nature.
→ GALLE [ 1 nuit ]
Avant de poursuivre notre route vers la côte, nous faisons un arrêt à l’Udawalawe Elephant Transit Home, un centre dédié à la réhabilitation des éléphanteaux orphelins avant leur retour à la vie sauvage. Le site est situé aux abords du parc national et joue un rôle important dans la protection de l’espèce au Sri Lanka. Assister au nourrissage est un joli moment, à la fois émouvant et instructif. Les éléphanteaux arrivent en groupe, libres de leurs mouvements, et se dirigent vers les soigneurs pour recevoir leur lait. Privilégier le côté droit de l’estrade, d’où l’on est plus proche des éléphanteaux et où la vue est nettement meilleure.
Nous atteignons enfin la côte en direction de Galle, mais une fois encore, la météo nous rattrape. La pluie s’invite au programme et nous accompagne sur une bonne partie du trajet. Nous faisons malgré tout une courte halte du côté des pêcheurs sur échasses, une image emblématique du Sri Lanka. Si la scène reste photogénique, l’endroit est aujourd’hui très touristique, et mis en scène, et l’authenticité que l’on espérait s’en trouve quelque peu diluée. Une pause rapide donc, avant de reprendre la route sous la pluie, direction Galle.
Le lendemain, sans encore le savoir, nous profitons de notre dernière journée sous une météo agréable. Nous partons explorer la vieille ville de Galle, et c’est un vrai plaisir de déambuler dans ses ruelles chargées d’histoire.
Entre les maisons coloniales, les façades colorées, les petites boutiques et les cafés, l’ambiance est douce et dépaysante. Le fort de Galle, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, offre une atmosphère à part, entre héritage colonial et art de vivre tropical. Nous prenons le temps, sans objectif précis, simplement portés par le charme du lieu et la lumière encore clémente.
En fin de journée, nous quittons Galle pour rejoindre notre hôtel à Dodanduwa, sur la côte. C’est aussi le moment de dire au revoir à Lalinda, qui nous a accompagnés pendant dix jours à travers le Sri Lanka. Un chauffeur attentif, toujours souriant, devenu au fil des kilomètres un véritable compagnon de route. Une séparation qui marque la fin d’une très belle partie de ce voyage.
Où loger | où manger à Galle
The Fort Printer - notre coup de ❤️
Pour notre étape à Galle, nous avons posé nos valises au The Fort Printers, un boutique-hôtel de charme situé au cœur de la vieille ville fortifiée. Installé dans un bâtiment historique restauré, cet hôtel occupe les anciens locaux d’une imprimerie et d’un atelier de reliure datant de l’époque coloniale, puis d’une école. On y ressent encore l’âme de ces lieux, où se mêlent travail artisanal, histoire et architecture d’époque, désormais sublimés par une rénovation raffinée.
L’ambiance générale du Fort Printers joue sur ce contraste entre patrimoine et confort contemporain. Les murs, les moulures, certains éléments structurels d’origine ont été préservés et mis en valeur, tandis que les pièces ont été repensées pour offrir une atmosphère chaleureuse, lumineuse et élégante.
Nous avons particulièrement aimé notre Headmaster Room : une chambre spacieuse aux volumes généreux, décorée avec goût, qui reflète à la fois l’héritage historique du bâtiment et une sensibilité moderne. L’espace invite à la détente avec une lumière douce et une sensation d’intimité très agréable. La localisation est un autre atout : à quelques pas des cafés, galeries, petites places animées et remparts du fort, tout est accessible à pied, dans une ambiance qui mêle habilement culture, histoire et vie locale.
AquaPizza
Sur les conseils de Paolo d’Ellerton Bungalows, nous avons fait une halte chez AquaPizza, et quelle surprise ! Après une dizaine de jours rythmés par les currys sri lankais — excellents, mais omniprésents — ce dîner a été un vrai changement de registre. Installé dans une maison coloniale pleine de charme, AquaPizza propose une cuisine italienne soignée, avec des pizzas fines, bien garnies et cuites à la perfection. Franchement, l’une des meilleures pizzas que nous ayons mangées depuis longtemps, dans un cadre détendu et convivial.
→ DODANDUWA [ 2 nuits ]
Nous posons nos valises à Dodanduwa pour deux nuits, avec l’idée de profiter de la côte, de la plage, de la piscine et d’une balade jusqu’au petit port de pêche de Dodanduwa Harbour. Mais très vite, la météo se dégrade nettement. La pluie tombe sans interruption, le vent se renforce, et toute tentative de sortie devient compliquée, voire impossible.
Impossible de profiter de l’océan, encore moins de s’attarder sur la plage ou d’observer le retour des pêcheurs. Les journées s’étirent au ralenti, rythmées par le bruit de la pluie et l’attente d’une éclaircie qui ne viendra pas.
Où loger | où manger à Dodanduwa
Aditya Resort
Nous avons séjourné à l’Aditya Resort, un établissement à taille humaine avec très peu de chambres, ce qui garantit calme et intimité. Les chambres sont confortables et avec de beaux volumes. Les espaces communs sont vastes et bien entretenus, mais il nous a manqué ce petit côté cosy que nous apprécions particulièrement, surtout par météo capricieuse. L’aménagement de la piscine et de l’accès à la plage nous a également laissés un peu perplexes : tout est là, mais sans réelle fluidité ni charme particulier. En revanche, l’accueil est très chaleureux et le restaurant est une excellente surprise, avec une cuisine savoureuse, idéale pour compenser les journées passées à l’abri de la pluie.
Un bel hôtel sur le papier, agréable dans l’ensemble, mais qui ne nous a pas totalement convaincus sur l’atmosphère globale.
→ AHUNGALLA POINT [ 1 nuit ]
Ce n’est que plus tard, lors de notre transfert vers Ahungalla Point, que nous comprenons réellement ce qu’il se passe : nous sommes pris dans un cyclone, le cyclone Ditwah, qui touche l’ensemble du pays. Une situation inhabituelle pour nous, mais gérée avec beaucoup de calme sur place. Nous sommes en sécurité, mais clairement contraints dans nos déplacements et dans la suite du voyage.
Dans ce contexte particulier, nous tentons aussi de prendre des nouvelles des personnes croisées tout au long du voyage. Lalinda, toujours présent et rassurant, nous tient informés de la situation. Il nous confirme que, malgré des routes coupées et de fortes intempéries, tout le monde semble sain et sauf, ce qui apporte un vrai soulagement, mais une certaine frustration de ne pas pouvoir aider de notre coté.
Malgré des conditions difficiles, nous parvenons tout de même à braver le vent pour aller découvrir le Samudhraramya Temple ainsi que Galbokka Beach, fouettée par une mer déchaînée. Des lieux que l’on devine magnifiques, mais que la météo ne nous laissera jamais vraiment apprécier.
Où loger | où manger à Ahungalla Point
Ahu Bay
Nous avons passé une nuit à Ahu Bay, une adresse récente et très prometteuse du groupe Resplendent Ceylon. Le lieu est joli, intime et cosy, parfaitement intégré à son environnement, avec une atmosphère contemporaine et élégante.
Cette tempête nous empêchera surtout de profiter pleinement de notre hôtel à Ahungalla Point, pourtant idéalement situé, avec une plage intimiste et un cadre qui promettait calme et détente. Un vrai goût d’inachevé, tant le potentiel du lieu semblait évident… mais la nature en avait décidé autrement.
Petit bémol à noter toutefois : un chantier est en cours juste à côté de l’hôtel. Difficile de savoir à ce stade l’ampleur du projet, mais il pourrait s’agir d’un futur complexe. À surveiller, car selon l’avancée des travaux, cela pourrait temporairement impacter le calme du lieu.
Cela reste néanmoins une très belle adresse, que nous aurions clairement appréciée différemment avec une météo plus clémente.
→ COLOMBO [ 1 nuit ]
Notre dernière nuit aurait dû faire écho à la première, avec un retour à Ambarella Lodge pour refermer la boucle en douceur. Mais la situation météo en décide autrement. En raison des inondations autour de l’aéroport, l’agence Let’s Travel préfère adapter les plans et nous faire dormir à Colombo, afin de garantir l’accès à l’aéroport et d’éviter tout risque d’être bloqués sur la route avant notre vol du lendemain.
C’est avec le cœur un peu lourd que nous acceptons ce changement. Nous savons que nous sommes en sécurité, et surtout chanceux de ne pas être immobilisés sur l’île, mais nous nous faisions une joie de retrouver ce havre de paix qui avait marqué le début de notre voyage, avant le retour en Suisse.
Colombo, après tant de jours passés au cœur de la nature, nous laisse une impression plus mitigée. La transition est brutale. Nous allons tout de même nous balader dans le quartier de Fort et autour du Dutch Hospital, vestiges du passé colonial aujourd’hui réhabilités, mais sans réel enthousiasme. L’esprit est déjà ailleurs, entre fatigue, météo lourde et la sensation que ce voyage hors norme se termine un peu trop vite, et pas tout à fait comme nous l’avions imaginé.
Où loger à Colombo
Shangri-La Colombo
Nous passons notre dernière nuit au Shangri-La Colombo, un établissement haut de gamme qui contraste fortement avec les hébergements plus intimistes découverts tout au long du voyage. L’hôtel est indéniablement très beau : chambre spacieuse et confortable, vue dégagée sur la ville et l’océan, et un buffet de petit déjeuner impressionnant, aussi vaste que varié.
Pourtant, après des jours passés au cœur de la nature sri-lankaise, nous nous sentons un peu dépaysés à l’envers. Être ici, en pleine ville, entourés de décorations de Noël en ce premier dimanche de l’Avent, nous laisse une sensation étrange, presque irréelle. Une fin de voyage confortable et sécurisante, certes, mais loin de l’atmosphère qui nous avait tant touchés durant ces deux semaines sur l’île.
Nos conseils Trip in Pix 🤍
Prenez votre temps. Les distances paraissent courtes sur la carte, mais les trajets sont souvent longs. Mieux vaut moins d’étapes et plus de temps sur place.
Faites confiance aux locaux. Chauffeurs, hôteliers, guides : leur connaissance du terrain est précieuse, surtout en cas de météo capricieuse.
Adaptez-vous au rythme du pays. Le Sri Lanka ne se visite pas au pas de course. Lâcher prise fait partie du voyage.
Goûtez à tout. La cuisine sri-lankaise est un vrai voyage en soi. Même les plats les plus simples sont souvent mémorables.
Anticipez la météo, sans en faire une obsession. La nature est imprévisible, surtout sous les tropiques. Même quand les plans changent, l’expérience reste forte.
Respectez les lieux et les traditions. Tenue correcte dans les temples, discrétion, sourire : tout est toujours bien accueilli.
Levez-vous tôt. Les plus belles lumières, les animaux et le calme se savourent au lever du jour.
Prenez le temps de regarder. Un regard, un geste, une scène de vie… Le Sri Lanka se raconte aussi dans les petits instants.
Nous tenons à adresser nos remerciements les plus chaleureux à Virginie, notre agente de voyage freelance chez TUI, pour sa disponibilité et ses précieux conseils tout au long de la préparation.
Un grand merci également à Let’s Travel pour l’organisation parfaite sur place : la découverte d’adresses et de lieux intimistes, loin des circuits touristiques de masse, et surtout pour avoir géré la situation du cyclone Ditwah avec calme et professionnalisme, nous assurant sécurité et sérénité pendant toute sa durée.
La prochaine fois, nous aimerions aller encore plus loin dans cette approche lente et authentique, en mettant l’accent sur le centre de l’île, en prenant réellement le temps de vivre les lieux plutôt que de simplement les traverser. Revenir à Ellerton, chez Paolo, prolonger les échanges, les soirées calmes et cette atmosphère si particulière qui nous avait tant marqués.
Nous imaginons déjà ce futur voyage autrement : tout faire en tuk-tuk, avec Lalinda comme guide et compagnon de route, nos bagages dans son tuk-tuk, nous installés dans un autre… et pourquoi pas des amis dans un troisième, formant une petite caravane joyeuse à travers plantations, villages et routes de montagne. Une façon de voyager plus simple, plus proche du quotidien local, plus vivante aussi. Dans notre liste des envies, nous souhaiterions explorer Wilpattu sur la trace des léopards, découvrir enfin Ella et profiter de cette belle région montagneuse. Alors non, ce n’est sans doute pas un adieu au Sri Lanka, mais plutôt un à bientôt. Et si ce futur itinéraire prend forme un jour, nul doute qu’il se dessinera, une fois encore, main dans la main avec Let’s Travel.
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